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Camping arrière-saison : slow camping et voyageurs solo, les tendances 2026

Camping arrière-saison : slow camping et voyageurs solo, les tendances 2026

Camping arrière-saison : slow camping et voyageurs solo, les tendances 2026

Camping arrière-saison : slow camping et voyageurs solo, les tendances 2026

Réponse rapide : fin 2026, 53,2 % des voyageurs européens disent privilégier le slow travel, et 65 % des voyageurs solo réservent en dehors de juillet-août, selon le Trend Report 2026 de DERTOUR. Le camping arrière-saison répond exactement à ces deux attentes : plus de calme, des séjours plus longs, des prix plus doux et une nature encore tiède.

Septembre, octobre, Toussaint : longtemps considérés comme la fin de la saison, ces mois deviennent un moment choisi. On ne part plus « quand on peut », on part quand c’est le plus agréable. Et sous l’auvent d’un mobil-home ou face à la mer depuis un emplacement libre, deux profils prennent la place des familles : les adeptes du slow camping et les campeurs en solo.

Le slow camping : rester plus longtemps, bouger moins

Le slow camping, c’est le slow travel appliqué à l’hôtellerie de plein air : un seul camping, plusieurs nuits, et le temps de vivre le lieu plutôt que de le cocher.

Les chiffres du Trend Report 2026 de DERTOUR montrent pourquoi :

  • 58,5 % des voyageurs européens choisissent un rythme lent pour profiter sans se presser.
  • 52 % y voient un moyen de préserver leur bien-être et de décompresser.
  • Chez les 55 ans et plus, 64,9 % cherchent d’abord à prendre leur temps et 56,5 % à réduire leur stress. Notre guide camping seniors en Europe recense les campings adaptés.

Les campings le constatent déjà. En arrière-saison 2024, le réseau Flower Campings a vu les séjours de 7 nuits et plus bondir de 110 %, et ceux de 3 à 6 nuits de 39 % (communiqué Flower Campings). Le séjour long n’est plus réservé à l’été.

Concrètement, le slow camping, c’est : le marché du village le mardi, une randonnée sans réveil, un vin local dégusté chez le producteur, et l’apéro au coucher du soleil sur une plage redevenue calme.

Le campeur solo, nouveau visage de l’arrière-saison

Voyager seul n’est plus marginal : 32,2 % des Français interrogés par DERTOUR envisagent un voyage en solo, derrière l’Allemagne (36,1 %) et la Suède (35 %).

Et ce ne sont pas seulement des célibataires. 24,4 % des personnes en couple et 25,5 % des personnes mariées prévoient aussi de partir seules, pour un temps à soi.

Trois chiffres décrivent ce voyageur :

IndicateurVoyageurs soloEnsemble des voyageurs
Durée moyenne du séjour10,4 jours8,9 jours
Réservent hors juillet-août65 %56 %
Profitent du séjour pour décrocher des réseaux sociaux48,9 %–

Le campeur solo reste donc plus longtemps et part hors des vacances scolaires. C’est exactement le profil qui fait vivre le camping arrière-saison, en septembre et en octobre.

Camping arrière-saison : pourquoi septembre et octobre leur vont si bien

Septembre et octobre cumulent tout ce que recherchent ces deux profils :

  • Le calme : des allées sans file d’attente, une piscine encore ouverte et peu fréquentée, des sentiers à soi.
  • Des prix plus doux : les tarifs basse saison rendent un séjour de 10 jours accessible, même seul.
  • Une météo encore clémente dans le Sud : en Provence, sur la Côte d’Azur ou en Catalogne, la mer reste agréable jusqu’à début octobre. Découvrez nos meilleures destinations camping en septembre.
  • La vie locale : vendanges, fêtes de village, marchés de producteurs, cueillette des champignons.
  • Le contact humain : moins de monde, donc plus d’échanges avec l’équipe d’accueil et les autres campeurs.

La tendance se vérifie sur le terrain. Le réseau CAMPING-CAR PARK a enregistré +11 % de fréquentation et un million de nuitées en arrière-saison 2025, porté par +25 % de clientèle étrangère (communiqué CAMPING-CAR PARK). Flower Campings avait déjà noté +16 % de taux d’occupation en septembre-octobre 2024.

Nos conseils pour un camping arrière-saison réussi, en slow ou en solo

  1. Vérifiez les dates d’ouverture. Beaucoup de campings ferment entre fin septembre et début novembre : consultez la fiche du camping avant de réserver, ou notre sélection de campings ouverts toute l’année.
  2. Choisissez un hébergement adapté à une personne. Tiny house, cabane, pod ou petit mobil-home évitent de payer un 4 personnes pour un.
  3. Demandez les tarifs « séjour long ». Beaucoup de campings proposent une remise à partir de 7 nuits hors saison.
  4. Pensez sécurité. Un emplacement proche de l’accueil, un numéro de contact joignable et un éclairage dans les allées rassurent quand on voyage seul.
  5. Prévoyez des couches. Les matinées d’octobre sont fraîches, même dans le Var : une polaire et un plaid pour la terrasse.
  6. Renseignez-vous sur les services ouverts. Restaurant, épicerie ou piscine chauffée peuvent fonctionner à horaires réduits.
  7. Laissez de la place à l’imprévu. C’est tout l’esprit du slow camping : un programme léger, et le temps de dire oui à une invitation.

Campings : comment accueillir ces nouveaux clients

D’après DERTOUR, les voyageurs solo attendent trois choses précises : des tarifs adaptés à une personne (38,4 %), un contact référent en cas d’urgence (25,3 %) et des mesures de sécurité renforcées (21,9 %).

Pour en profiter, un camping peut :

  • créer une offre « solo » sans supplément single sur ses plus petits hébergements ;
  • afficher un forfait « 7 nuits et plus » en septembre-octobre ;
  • nommer un référent joignable et le dire clairement sur la fiche ;
  • proposer des moments conviviaux faciles à rejoindre seul : table d’hôtes, sortie rando, dégustation ;
  • mettre en avant le Wi-Fi… et les coins sans écran, pour les 48,9 % qui veulent décrocher ;
  • valoriser l’arrière-saison sur ses fiches et ses réseaux dès juillet, quand ces clients réservent.

FAQ : slow camping et camping solo

Qu’est-ce que le slow camping ?

C’est une façon de camper sans se presser : un seul lieu, un séjour de plusieurs jours, et du temps pour découvrir la région, sa nature et ses habitants.

Quelle est la meilleure période pour camper en arrière-saison ?

De mi-septembre à la Toussaint. Dans le sud de la France et en Espagne, il fait encore doux, les campings sont calmes et les tarifs sont ceux de la basse saison.

Peut-on partir seul en camping ?

Oui, et c’est de plus en plus courant : 32,2 % des Français envisagent un voyage en solo selon DERTOUR. Choisissez un petit hébergement, un camping avec accueil ouvert toute la journée et un emplacement proche des services.

Le camping en solo coûte-t-il plus cher ?

Pas forcément. Hors saison, de nombreux campings proposent des hébergements pour une ou deux personnes et des remises sur les séjours de 7 nuits ou plus.

Les campings sont-ils ouverts en octobre ?

Une partie seulement. Les campings du littoral méditerranéen restent souvent ouverts jusqu’à la Toussaint, voire toute l’année. Vérifiez toujours les dates sur la fiche du camping.

Pourquoi l’arrière-saison attire-t-elle de plus en plus de campeurs ?

Pour le calme, les prix et les séjours plus longs. En 2025, le réseau CAMPING-CAR PARK a enregistré +11 % de fréquentation en septembre-octobre.

Sources